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Souffrance scolaire quand on a une différence

by Loumatmae

Oui, nous allons parler de souffrance scolaire et de différence. Mais aussi et surtout d’un enfant qui ne rentre pas dans le moule ! On va parler du rejet, du regard des autres, de la solitude, de la souffrance interne. On va parler de colère, de sentiments, de frustration, d’étiquette à porter.

C’est un sujet qui fait partie de mon quotidien puisque l’on va parler de mon fils et de son rapport à l’école.

 

Ceux que l’on montre du doigt

 

Depuis son entrée en maternelle, cet enfant n’est jamais rentré dans le moule comme on dit ! Il était le petit garçon que l’on jette sur des marches d’escaliers ou dans un couloir pour se débarrasser du problème. Seul, laissé à lui même, isolé des autres, pour « apprendre » à gérer sa frustration. Seul pour apprendre à calmer sa colère. Enfin, surtout un petit bonhomme qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait du haut de ses 3 ans.

Alors,  il était cet enfant dissipé, qui bougeait beaucoup, catalogué d’incontrôlable et qui pourtant faisait « encore » des câlins à sa maîtresse pour son âge.

 

Pourquoi ? Il y a un âge pour arrêter les câlins ?

 

Désolé, je n’ai pas vu circuler une note de service ou un mot dans le cahier de liaison !

Il était cet enfant dont les parents étaient convoqué pour parler de son immaturité. Montré du doigt pour son côté encore trop bébé à leur sens, et aussi de sa non implication dans le travail scolaire demandé ! A chaque sortie d’école, toujours les mêmes mots, la même discussion sans fin dans l’encadrement de la porte. Un père et une mère accablés, un enfant de 3 ans le regard levé vers eux dans l’incompréhension de ce qui était dit. De mots durs, accusateurs et surtout non fondés.

Oups ! J’avais presque oublié l’examen du « pré-BAC » en petite section et qu’à 3 ans, on est déjà un pré-adulte déjà formaté et docile. Qu’il ne faut pas dépasser quand on colorie. Que l’on doit reconnaître déjà toutes les lettres de l’alphabet et savoir compter plus loin que un, deux, trois … c’est quoi après trois ? Et enfin, devoir se contrôler et ne pas déranger la classe.

 

Se sentir impuissant face à cette souffrance scolaire

 

Je n’ai pas réagi, j’étais loin de comprendre tout cela à l’époque. J’étais tellement peu informée.

J’ai donc laissé l’école gérer, impuissante, pensant qu’elle était apte à le faire. Moi cette maman sans expérience, désemparée et perdue. Ne trouvant hélas pas de solution moi-même pour aider mon enfant. Alors qu’il aurait fallu tout simplement apprendre à l’accompagner.

J’étais bien loin des lectures d’Isabelle Filliozat, j’étais une maman qui découvre. Mais je n’étais pas là non plus à ses côtés pour traverser ses crises. J‘étais juste mise au courant, « à la va vite » au coin d’une porte !

« C’est elle la mère de celui qui hurle dans les couloirs, de celui qui se jette et se roule par-terre, de ce petit garçon, encore trop bébé, qui pique une colère parce qu’on lui a pris son jouet, de celui qui refuse de faire le travail demandé »

Déjà montré du doigt et jugé à 3 ans !

Il est là le début de la souffrance scolaire

 

Tu es différent = rejet !

 

Oui, je suis la mère de celui que l’on a pas su écouter, de celui que l’on a pas su accompagner dans son apprentissage pour apprendre à gérer ses émotions et sa frustration, de celui que l’on a pas voulu laisser grandir à son rythme en maternelle, de celui auquel on a imposé d’énormes contraintes dès ses 3 ans !

Et pourtant, on nous répète souvent que « chacun va à son rythme ! »

 

Qu’il faut le respecter !

 

Mais ces théories là ne se retrouvent que dans les livres. Non, nos enfants doivent être formaté et rentrer dans le moule. Sinon, la sentence tombe, et pour eux c’est l’exclusion du groupe, le commencement du rejet et de leur différence …

« votre enfant est immature ! » 

« il fait encore des colères, c’est un bébé, il doit grandir ! » 

« votre enfant ne suit pas, il gribouille sur sa table, c’est un vrai cochon ! » 

« il crie et hurle, ce n’est pas normal à son âge ! »

 

Où sont le respect et la bienveillance ?

 

Ils sont généralement perdus sous le monticule de travail à gérer. Noyés dans la masse d’enfants en difficulté. Nos enfants se retrouvent inévitablement étiqueté !

Premier jour de grande section, au coin de la porte, même si j’ai adoré cette maîtresse qui a su l’aider à gérer ses colères, sa réflexion m’aura marqué et blessé : « Bonjour M, tu as bien fait tes vocalises pendant l’été ? »

J’aurai préféré un « M, tu as passé de bonnes vacances ? Tu es prêt pour cette année de grande section ? » mais non ! Même si je sais aujourd’hui que c’était elle qui le récupérait quand il hurlait parce que sa maîtresse s’était débarrassé de lui dans le couloir. Parce que cela dérangeait aussi toute l’école. Sa maîtresse de moyenne section le balançait hors de sa classe à chacune de ses colères, au lieu d’essayer de gérer ça avec lui !

Oui, toutes ces épreuves l’ont marqué, et ont fait saigner mon cœur de maman. Oui tout cela nous a fortement éprouvé, et a laissé des traces indélébiles.

Aujourd’hui, il n’a aucune confiance en lui ! J’essaye de rattraper mes erreurs. On lui a bien trop répété en début de primaire qu’il était un feignant ! Que si il n’y arrivait pas, c’était parce qu’il ne faisait pas d’effort ! Et d’ailleurs, cela le suit encore aujourd’hui au collège avec un PAP mis en place.

Lui, lui, lui … toujours SA faute à lui mais surtout pas aux autres !

 

Rebondir grâce à une main tendue

 

Personne n’a cherché à comprendre pourquoi l’école était une épreuve pour lui.

 

Pourquoi hurlait-il de frustration ?

* parce que personne n’a essayé de le comprendre et de se mettre à sa hauteur pour lui expliquer tout simplement comment apprendre à gérer ses émotions qui l’envahissaient.

 

Pourquoi gribouillait-il sur sa table au lieu de travailler ?

* parce qu’il s’ennuyait, sa différence le mettant à l’écart, il ne pouvait pas suivre comme les autres.

 

Pourquoi ne suivait-il pas les consignes comme les autres ?

* parce qu’il ne comprenait pas, incapable de déchiffrer et de lire un texte seul

 

Cet enfant incompris … qui tout simplement ne comprenait pas ! Alors comment suivre une classe et être attentif lorsque l’on nous parle en japonnais toute la journée ?  C’est ce que ma fait comprendre la neuropsychologue lorsque nous avons fait un bilan.

 

Vous en seriez capable vous ?

 

Le diagnostic est enfin tombé. Je sais qu’il n’y est pour rien ! Je l’ai enfin accepté après toutes ses années dans le flou, et je sais enfin comment me battre à ses côtés pour faire défendre sa différence.

Mon fils est juste DYS . Un enfant dyslexique et dysorthographique sévère, à la limite du TDA (Trouble De l’Attention sans hyperactivité)

Il est différent, « Bordel de Mite », et cette différence cause sa souffrance scolaire depuis des années.

Oui je suis une maman en colère, une maman seule qui se bat pour l’aider, car ne vous faites pas d’illusion, les enseignants ne sont pas formés à affronter cela, à vous donner des pistes, à vous aider, à vous diriger vers la solution …

Il n’y a pas toujours de psychologue scolaire de disponible dans les écoles (c’est la pénurie). On a pas aussi toujours les moyens de faire bilanter son enfant et je n’ai pas confiance dans le CMP d’ici que nous avons déjà testé. L’attente pour consulter un professionnel est aussi très longue.

Vous serez seuls dans vos démarches … c’est à vous de faire le boulot !

 

Croiser peut-être la bonne personne au bon moment

 

Je cherche encore ce respect. Parfois un professeur sort du lot et rayonne de respect et de bienveillanceEt heureusement pour lui, nous avons eu cette perle rare pendant 2 années.

Il y en aura eu une sur son parcours, même si deux autres ont limité la casse avec lui. La dernière est une magicienne, une faiseuse de miracle pour nous ! Elle lui a redonné « envie« , « espoir », « confiance » juste en faisant attention à ses émotions et en trouvant les outils pour l’aider. Il a énormément de capacités, une richesse non exploitée car non comprise !

Aujourd’hui, il avance … Un pas après l’autre … Mais il avance enfin et chaque pas est une réussite qui l’aide d’avantage. Le désespoir a laissé place au bonheur de se sentir enfin écouté, compris et accepté avec sa différence. Il a aussi ré-appris à aimer l’école ! Et ça c’est un énorme pas pour lui.

Alors, aujourd’hui je n’attends pas de résultat comme un super carnet de notes. Ou que le programme soit su à la perfection. En réalité, je m’en bats les couettes !

Ma richesse et la sienne aujourd’hui, sont tout simplement de pouvoir avancer sans conflit. Sans frustration. Sans souffrance dans son regard. On réapprend l’école à notre façon, différente des autres, mais elle est la notre et celle qui nous convient. C’est peut-être un peu « capilo tracté » comme façon de voir l’avenir, mais je cherche juste à lui offrir du bien-être, sans prise de tête. Laisser cette souffrance scolaire derrière nous et le voir sourire tout simplement !

Le chemin sera long et éprouvant. Le collège ne l’épargne pas mais avec les bons professionnels, il avance.

 

souffrance scolaire

 

Lui redonner confiance en lui est mon objectif de tous les jours

***

Fais vivre le blog, laisse-moi un petit message sous cet article.

Belle journée à toi

15 comments

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15 comments

Djahann 2 juillet 2016 - 11 h 56 min

Je trouve ça dingue qu’on laisse les enfants sur le bord du chemin dès la maternelle. C’est justement la période où l’enfant évolue à son rythme tout en apprenant des choses, des règles, la vie en société…. mais on lieu de ça, on les formate déjà et s’ils ne suivent pas ben tant pis. C’est abominable ! Ton fils aurait pu etre diagnostiqué plus vite au lieu de subir tant de souffrance. Peut être même qu’elle se serait moins développée si on l’avait aidé en allant à son rythme. rraaaaaah ça me fou en rogne !

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 19 min

Et moi si tu savais. La période de maternelle n’a été que souffrance piur lui comme pour nous. Avec un petit garçon qui ne savait pas gérer sa frustration, et nous qui ne comprenions pas. Si tu savais comme j’en culpabilise aujourd’hui 🙁

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unefemmequiavance 2 juillet 2016 - 14 h 16 min

En lisant, je me suis doutée du pourquoi du comportement de votre fils. J’ai moi aussi une fille dys, détectée dysphasique en ce1 et dyspraxique visuo spatiale après ses 18 ans. Moi aussi tout ceci me fout en rogne et j’espère vraiment que les choses vont changer parce que c’est honteux que les enfants dys soient traités de feignants ou mis de côté.

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 22 min

Oui c’est bien trop fréquent car les enseignants doivent changer de regard sur nos enfants et essayer de nous aider. Sauf que peu le font et on se sent tellement seul dans les démarches. Il est bien difficile de mettre le doigt sur ce mal être qu’ils ont mais pour moi, les enseignants sont aussi des professionnels qui devraient être les premiers à nous alerter, nous les parents avant de cataloguer nos enfants de feignant.

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Kathy Daniel Van Put 2 juillet 2016 - 22 h 38 min

Coucou, mon fils n’a pas le même soucis, il a des troubles de l’attention, sa première année en secondaire, il était en immersion anglais, déjà depuis la dernière année de maternelle, ça se passait bien, mais en première, gros changement, le professeur qui s’occupait de la partie francophone en était à sa dernière année d’enseignement, pas envie de se fouler, elle a laissé mon fils dans un coin, c’est la logopède (il a eu des soucis à cause d’otite à répétition) qui a mis le doigt dessus, elle m’a dit qu’elle ne pensait pas qu’il soit hyper-actif, des test et bilan fait dans un hôpital par une psy ( jen e sias plus si pédopsy, psuchologue ou autre) , ont mis le doigt sur « trouble de l’attention », il a du changer d’école, il est tombé sur des institutrices durant 3 ans qui avançait autrement avec lui, mais ce n’était pas suffisant, il s’est retrouvé en école spécialisé, petite classe, première année il est tombé sur une institutrice super, mais depuis 2 ans, ces institutrices qui sont censées faire avancer nos enfants prennent maladies sur maladies car la maman est malade en phase terminale… les enfants en pâtissent.
En septembre, il fera sa dernière année en primaire, j’espère que l’institutrice sera bien et qu’il avancera.
Pas évident d’avoir des enfants qui ne rentrent pas dans le moule 🙁

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 25 min

J’espère vraiment que ton fils trouvera le soutien dont il a besoin. Moi je sais que pour le moment je suis en sursis depuis 2 ans car son instit est super, mais je m’inquiète beaucoup pour l’avenir et l’entrée au collège. Je me sens perdue

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Bébé 3 juillet 2016 - 6 h 48 min

L’école à encore tellement de chemin à faire… Courage à tous les cinq en tout cas et bravo à lui pour sa persévérance. Les dys sont de terribles différences mais elles ’empêchent pas d’avancer si elles sont bien prises en charge. Ma tata câlins en est la preuve !! Gros bisous

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 27 min

Merci <3 oui ce n’est pas simple et je sais que le parcours va être encore long. Mais on va s’accrocher … et Albert Einstein était un DYS lol

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Valérie 13 février 2017 - 18 h 07 min

C’est un très beau témoignage que tu fais là et ça me rend triste de lire toutes les difficultés qu’a rencontré M. Ta démarche de l’accompagner et de prendre le temps qu’il faudra est très belle et c’est toi qui a raison. J’ai connu cette période de crises avec un des jumeaux et nous nous en sommes sortis parce que nous nous sommes fait aider. C’est la clef, se faire aider, s’entourer des bonnes personnes pour mieux comprendre, être mieux compris et de ce fait agir comme il faut. Je t’embrasse bien fort ! Val

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 28 min

Merci Val. Oui on s’accroche pour lui et les progrès commencent à être présent, ce qui l’encourage d’autant plus. Mais tout dépendra chaque année des personnes qui vont l’entourer. C’est un peu comme au poker !

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famillefrancetrotteuse 19 février 2017 - 11 h 44 min

Tant de souffrance inutile et d’incompréhension du monde de l’éducation qui aime rejeté sur les enfants leur différence sans jamais eux même se remettre en question.
Moi aussi je suis en colère car mon fils 13 ans bientôt est lui aussi un enfant différent pas de problème dys mais juste un enfant qui ne rentre pas dans le moule et ça depuis tout petit. Il n’aime pas l’école et le cri haut et fort depuis toujours. Aucun problème de discipline non juste un enfant qui subit qui ne voit pas l’intérêt de tout cela. Tout comme toi j’ai fait confiance à l’école me disant qu’ils étaient compétent pour l’aider. Mais aujourd’hui je me rend bien compte que le système scolaire n’a rien fait pour lui à part lui mettre dans la tête qu’il n’était bon a rien et qu’il n’arriverait à rien dans la vie.
Aujourd’hui il est en cinquième ses résultats scolaires sont alarmants ils l’étaient déjà l’année dernière que fait t-on ? Rien de rien on le laisse couler encore et encore pas grave il passera en quatrième puis en troisième et puis ensuite ? et bien on l’orientera en filière pro parce que forcement avec de tel résultat pas de passage en filière générale. La voila la réponse de l’école. Pourtant c’est un enfant très intelligent qui s’intéresse à plein de chose curieux et débrouillard. Mais resté des heures assis sur une chaise à écouter des prof débiter un cours ça n’est pas pour lui.
Aujourd’hui il n’a aucune confiance en lui à l’école alors je dis merci l’éducation nationale de me l’avoir démoli et je m’en veux tellement de pas avoir su l’aider davantage.
Pour son entré en quatrième nous allons le changer d’établissement une structure privée plus petite qui remet l’enfant au coeur de son apprentissage en le valorisant et en lui redonnant confiance en lui et en ses capacité. J’espère que cela lui permettra de rebondir et d’enfin trouver son équilibre.

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Loumatmae 19 février 2017 - 17 h 35 min

Tellement triste de te lire et cela ne me réconforte pas pour l’avenir 🙁 Je crains tellement l’arrivée au collège, et je le sais sera bien pire que ce que nous avons déjà traversé. Mon seul espoir est de le mettre aussi en structure privée sur Chambéry dans un collège spécialisé DYS, mais ce qui veut dire aussi l’arracher à ses amis (et il en a peu) et trouver une solution pour les trajets. Je repousse au maximum dans ma tête ce passage qui va bientôt arriver car j’essaye aussi de profiter de ces quelques années de répit que l’on a enfin à disposition. Dans ton témoignage, j’y vois aussi mon petit garçon qui comme le tien, est très curieux et très débrouillard ! Je leur souhaite de retrouver confiance en eux et surtout la force d’affronter les malveillants.

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famillefrancetrotteuse 20 février 2017 - 17 h 19 min

Si j’ai un conseil a te donner avec le recul c’est de le faire rentrer dès la 6ème. Comme toi l’idée de le séparer de ses amis m’embêtais. Mais au constat de ses deux années passées dans son collège j’aurai mieux fait de le faire plus tôt puisque finalement on y vient tout de même.

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Loumatmae 26 juin 2019 - 12 h 02 min

Nous avons suivi ton conseil et il est dans le privé. La prise en charge est bien meilleure.

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Jennifer 27 juin 2019 - 9 h 27 min

Nous on a opté pour une école privée pour la petite section en pensant que comme c’était une école catho ils seraient axés sur le partage, l’écoute, le respect… C’est ce qu’on nous a vendu en tout cas. Et finalement rien du tout. Aucune bienveillance, mon fils souffre mais ne s’exprime pas. Il a des allergies alimentaires donc est mis à part à chaque goûter. Puis il va difficilement vers les autres aussi. Nous ce serait l’inverse, son allergologue nous a parlé de précocité. Mais les souffrances sont les mêmes. Il est hypersensible, se met à l’écart…
Pendant plusieurs semaines il s’est fait tapé et mordre par des copains. Nous on lui avait appris à ne pas taper alors il répondait pas. Les autres le tapaient, il ne répondait pas alors ca les faisaient rire, et mon fils ne disait rien et souffrait en silence. Quand il a fini par me le dire je suis allée voir la maîtresse qui lui a répondu que c’est l’apprentissage de la vie. En janvier il m’a demandé à changer d’école, un gamin de 3 ans et demi qui demande ça, ca fait mal…
Je l’ai suivi, l’an prochain on change. J’ai expliqué à la maitresse et à la directrice le déroulement de cette année, la directrice m’a donné son numéro de portable (perso) et m’a dit si qui que ce soit le met à l’écart pour un goûter à cause de ses allergies vous m’appelez et je règle personnellement le problème.
La maitresse semble très bienveillante et dans l’échange. J’ai beaucoup d’espoir avec cette nouvelle école. J’espère en tout cas qu’il sera mieux…

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