Home Notre quotidien La malédiction qui me poursuit, mais d’où vient-elle ?

La malédiction qui me poursuit, mais d’où vient-elle ?

by Loumatmae

Tout d’abord, s’il y a bien un truc qui m’exaspère au quotidien, c’est lorsque quelque chose me poursuit. Ce sentiment d’avoir toujours un truc collé aux bask’

On se dit parfois que dans la vie, on a un mauvais Karma. Que c’est ainsi et que l’on attire toujours le négatif.  Comment se fait-il que cela tombe toujours sur moi ?
C’est vraiment « pas de bol » à la longue de toujours vivre cette même situation, quel qu’en soit le lieu. Un cycle sans fin, qui se répète à chaque fois. Avant même de passer la porte, on sait au fond que cela tombera forcément sur nous.

 

Mais pourquoi moi ?

 

A chaque fois que je me rends dans ce havre de paix, pour y trouver un peu de calme et un certain bien-être, je suis  confrontée à cette même situation. Après avoir médité de longues minutes, bien installée mais pas trop,  il est temps pour moi d’en finir et de sortir.

Et c’est là que vient le moment où, avec une large satisfaction, je me tourne enfin vers lui. Mais de nouveau, je sens le sort s’acharner contre moi. Mon visage se fige, mon ardeur s’est envolée et je ne peux que constater que cela recommence encore.

Dans une grande stupeur, je découvre encore une fois qu’il est terminé ! Oui, le rouleau de PQ est fini ! Encore fini et non changé ! Seul vestige laissé par le précédent occupant, un morceau de carton me laissant les mains en plein désarroi ! Rien ne sert non plus de lever les yeux au ciel, personne ne viendra à mon secours.

Mais pourquoi moi ? Que vous ai-je fait pour vous acharner ainsi ?

 

Il faut agir

 

Je ne peux pas rester dans cette situation. Je dois vite réagir. Mon cerveau s’active, je ne cède pas à la panique, je dois trouver une solution. Que faire ? 

Alors, dans ce moment de désespoir, je mets au placard les grands principes. Je ravale ma fierté et me lance. Je me hisse sur mes jambes la tête bien droite, le buste en avant, gonflé à bloc d’assurance. Après avoir dandiné mon corps pour évacuer la petite goutte qui pendouille, la culotte sur les chevilles, je dois me rendre jusqu’au placard situé loin, loin devant.

C’est donc avec ma démarche, tel un pingouin essayant de lutter contre le vent sur la banquise, en me tenant tout de même avec habileté au mur, que j’arrive enfin à atteindre ledit placard pour y saisir un rouleau tout beau, tout doux et surtout complet. Le divin, le tant désiré, l’absent du dernier moment, le papier WC. Celui que l’on saisit avec tant de bonheur, que l’on colle contre sa joue comme pour lui dire merci d’être là et de ne pas nous avoir abandonné. (Mais ce passage là doit rester entre nous, j’ai ma dignité)

 

Pourquoi ?

 

Parce que le placard aurait pu lui aussi être vide ! Et là, je n’ose pas imaginer cette situation apocalyptique dans laquelle j’aurais pu me retrouver. Seule devant un placard vide, les mains en panique, la culotte sur les chevilles et ma dignité à nu !

Mais heureusement, nous n’en sommes pas là. Oui devant moi, à la vue de tous, se dresse une montagne de PQ empilés … que je dois être la seule à voir d’ailleurs. Je pense qu’il faudrait peut-être songer à installer un panneau de signalisation. Un trésor invisible aux yeux des autres peut-être ?

Le butin récupéré, je peux enfin reprendre ma démarche de manchot, digne des rois de la glisse. Je retourne ainsi les mains chargées sur mon trône pour reprendre là où je m’étais arrêtée un instant … et essayer d’oublier ce moment où j’ai dû exposer ma lune et sa copine le crustacé à la vue de l’habitante du coin gauche supérieur du plafond, qui avec sa multitude de paires d’œil a bien dû se rincer les yeux au passage. La vilaine !

 

Qui m’a jeté une malédiction ? 

 

Comment se fait-il que cela tombe toujours sur moi ? Le Dieu du PQ aurait un rouleau contre moi ? Je suis maudite, j’en suis certaine.
Pas une fois je ne suis celui ou celle qui passera juste avant pour le terminer !
Je me retrouve dans cette même situation lorsque je suis contrainte de visiter le trône d’un autre lieu : chez des amis ou au restaurant, aucun lieu ne m’épargne !

Le rouleau de PQ vide sera pour moi. Comme s’il m’attendait impatiemment, accroché à son support, une dernière feuille masquant la fin …

Que faire ?

Trouver un exorciste pour me libérer de cette malédiction ?

Bon c’est décidé, demain je me rebelle ! Quand je finirai le rouleau la prochaine fois, je ne le changerais pas !

Bon il faut juste espérer que je ne sois pas la suivante à y retourner.

 

rouleau de PQ vide

 

1 comment

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1 comment

MissBrownie 27 avril 2018 - 17 h 26 min

Dans ce genre de situation, je fouille mes poches à la recherche d’un mouchoir en papier 😉 Les enfants préfèrent crier « Maman !!! Y a plus de papier !!! » que de regarder avant et d’aller en récupérer 2 rouleaux.

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