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Et si on devait repenser sa vie ?

by Loumatmae

Comment verrai-t-on les choses ?

Que ferions-nous de différent ?

 

J’avoues que ces derniers temps, je me pose tout un lot de questions.

Je n’arrive pas à retrouver un équilibre

entre vie privée et vie professionnelle.

 

Je me sens perdue et tout cela désorganise ma vie au quotidien.

Je sors d’un burn out difficile, au boulot en 2014,

et je ne reprends plus goût à ce travail, à cette boîte.

J’ai l’impression que je m’enfonce de nouveau,

petit à petit, dans un gouffre qui m’étouffe.

 

Mon premier vrai job, toute jeune diplômée,

un CDI pour commencer une nouvelle vie.

Une opportunité dans une grande entreprise.

Les années de découverte, de motivation et d’investissement personnel,

sont bien loin derrière moi.

 

Je n’y arrive plus !

 

Ce boulot a pris 13 ans de ma vie,

c’est beaucoup pour moi car je croyais en cette entreprise

qui m’avait fait tant de belles promesses.

Mais, je ne peux pas revenir en arrière.

Ce qui est fait, est fait !

 

Et si on devait repenser sa vie ?

 

Je ne retrouve pas cette motivation du début,

qui me donnait le sourire au travail,

l’envie de me surpasser ou simplement de rendre service.

Cette flamme vivace qui brillait dans mon regard, s’est éteinte.

 

Aujourd’hui, les choses ont changées.

L’activité est en baisse, les gens démotivés …

et comme les autres, je subis ce mouvement.

Je n’ai même plus envie d’y croire.

Me lever chaque jour devient difficile.

Passer mon badge pour accéder à cet endroit me devient une torture.

Toujours ce hurlement intérieur en moi d’un grand mal être

parce que ce job ne me convient plus.

Le mal est fait.

Ma joie de vivre n’est plus.

Je me sens perdue.

 

Je ne sais même pas ce que je voudrais faire.

 

Alors comment quitter un job qui assure un confort de vie à sa famille ?

Une sécurité de l’emploi que d’autres n’ont pas ?

 

Lorsque l’on ne sait même plus soi-même ce que l’on a envie de faire.

 

Tout et rien à la fois.

Changer pour quoi ?

 

Avoir cette culpabilité à porter sur les épaules de ne pas faire mieux.

Je sais que je dois vite réagir,

mais la peur du changement est bien là, réelle !

Elle nous rattrape dès que l’on essaye de faire un pas en avant.

L’inconnu effraie car on sait ce que l’on quitte

mais l’on ne sait pas ce que l’on va trouver

Je dois réapprendre à y croire, à me faire confiance.

 

Quels choix aurai-je du faire ?

De partir plus tôt ?

 

On me dit de savourer ce que j’ai déjà dans ma vie, et réussi jusqu’ici :

mon mari, mes enfants, un boulot en CDI, une maison en travaux …

 

Mais lorsque je rentre chez moi, cela ne me suffit pas.

Je n’arrive pas à laisser tout cela derrière moi lorsque je passe la porte de mon foyer.

Comme un boulet au pied d’un prisonnier, l’emprise qu’il a sur moi me suit partout.

Il fait parti de mon quotidien, et m’empêche d’avancer.

J’ai besoin de m’investir dans ce que je fais, dans ce que j’entreprends,

pour me sentir épanouie et respirer à nouveau.

 

Et cet épanouissement, je ne l’ai plus aujourd’hui.

Il me manque ce petit truc, cette étincelle qui ravivera la flamme.

Certains savent faire avec … moi je ne sais pas !

 

Je suis perdue …

***

Bises <3

16 comments

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16 comments

maptitetribu 9 novembre 2015 - 9 h 34 min

Oups ça arrive…et ne surtout pas rester ainsi….soit trouver une nouvelle source d investissement ou changer….j ai 35 ans premier emploi 8 ans…puis formation d un an…pour me reconvertir. .hop nouvelle vie….rechangement 6 ans plus tard suite a ma grossesse et licenciement…et là je me sens bien depuis 3 ans…on verra plus tard …je ne peux pas rester dans un travail qui me rend triste pas complète

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Loumatmae 9 novembre 2015 - 18 h 23 min

Le problème de ma boîte, c’est qu’on nous a promis des perspectives d’évolution, puis un jour plus rien. Suite à mes 2 dernières grossesses, je suis restée 2 ans à la maison et le retour a été extrêmement difficile. Un changement énorme que j’ai pris en pleine figure, un manager inapte, j’ai sombré. Aujourd’hui, je me reconstruis doucement mais l’envie n’est plus là. Je n’arrive plus à m’investir. Et cette boîte nous formate depuis des années, et on a l’impression qu’on ne vaut plus rien sur le marché de l’emploi. Ça fait peur …

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geraldinegautier 9 novembre 2015 - 10 h 46 min

un peu dans la même situation après des années en CDI dans une boite dont le fonctionnement ne me convient plus, je vais au travail à reculons.. je mise beaucoup sur les demandes de formation pour prendre un bol d’air « salvateur »..peut-être..dans cette attente j’ai « basculé » de nuit temporairement..
bon courage

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Loumatmae 9 novembre 2015 - 18 h 25 min

Je me suis syndiqué cette année, en pensant retrouver un second souffle, me changer les idées et pouvoir aider les autres. Mais ça ne me suffit pas 🙁 je suis perdu, je ne sais pas vers quoi aller

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Christelle Labeyrie 9 novembre 2015 - 16 h 18 min

Coucou, je ne sais pas si ça peut te rassurer un peu mais effectivement c’est très courant, je suis moi même depuis plus de 16 ans dans la même société qui initialement était à ma sœur et dont le fonctionnement et la motivation des gens a bien changé !
Pour tenir et assurer un salaire « sûre » (car mon mari enchaîne intérim et CDD), je me suis fait une raison pour l’instant mais à une époque je me faisais violence ! Mon ressenti s’apparente à des montagnes, morale au plus bas puis ça va un peu mieux, puis descend encore plus bas…. Et je me pose les même question que toi, est ce que j’aurai du prendre des risques, est ce que je ne loupe pas ma chance, …?
Pas évident de tout penser dans la balance, surtout quand on ne pèse pas des choses qui vont trop ensemble. Courage ma belle, la réponse va venir à toi je l’espère !

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Loumatmae 9 novembre 2015 - 18 h 29 min

Merci beaucoup Christelle, moi aussi j’y vais à reculons. Les journées sont interminables car dans ma fonction, je n’ai même pas assez de boulot pour m’occuper. Je passe 8h à déambuler en salle, à regarder l’heure sur la pointeuse que l’heure de la libération arrive. Cela m’épuise chaque jour un peu plus. Je ne respire plus lorsque j’y suis. Et je ne suis bien que chez moi, dans mon petit cocon retrouvé. Et je n’arrive pas à me trouver une nouvelle voie. Trop peur de la nouveauté, du changement et de l’échec. Avec 3 enfants et une maison à payer, le changement est difficile à amorcer. Courage à toi aussi Christelle, j’espère que les beaux arriveront pour toi aussi <3

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Christelle Labeyrie 9 novembre 2015 - 19 h 51 min

Je me suis relue et j’ai « fourché » quelques fois mais on ne peux pas éditer…. Désolée !
Merci à toi. Les gens qui te connaissent un peu peuvent peut-être te mettre sur la voie?

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Mamanoquotidien 9 novembre 2015 - 20 h 36 min

Je te comprends parfaitement. Pourquoi ne pas faire une formation rémunérée pour te réorienter en douceur ?

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Loumatmae 9 novembre 2015 - 21 h 31 min

Parce que je ne sais pas dans quel domaine. C’est cela qu’il me manque aujourd’hui : quoi faire , Dans quoi ?

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Val 9 novembre 2015 - 20 h 47 min

J’ai connu ça aussi, pas tout à fait dans les mêmes conditions mais un boulot qui ne me convenait plus, ou plutôt une fusion d’entreprise où les boss n’ont pas supporté ma demande de temps partiel après mon 2me loulou … et le refus de passer 3 jours à la montagne pour soi-disant souder le personnel alors que mon loulou avait quelques mois et que je l’allaitais exclusivement (va expliquer ça à une bande de mecs avec des dents longues) …
Bref, de réflexions en réflexions, mon travail était de plus en plus pesant et je ne supportais plus du tout l’ambiance, l’hypocrisie …
Et pourtant, j’étais l’assistante d’une des boss mais la seule femme dans une équipe d’hommes – malgré notre binôme qui fonctionnait super bien depuis presque 20 ans, son avis n’a pas fait le poids.
Mon compagnon était sans boulot suite à un grave accident de travail (mes employeurs le savaient). Je me disais que je ne pouvais pas quitter ce boulot qui me bouffait car mon salaire était la source de revenus de la famille.
Le tout cumulé, j’ai fini par être malade physiquement, un peu, beaucoup et tous les jours jusqu’au jour où je suis restée derrière la porte d’entrée de mon boulot sans réussir à l’ouvrir et à redescendre les escaliers pour rentrer chez moi (dingue à imaginer pour moi) !
Mon médecin a décidé de m’arrêter 1 semaine, j’ai repris, puis les arrêts se sont faits de plus en plus fréquents jusqu’à un licenciement négocié.
Mais les arguments employés pour me verser le moins d’indemnités possibles ont laissé des traces et j’ai mis du temps à retrouver l’estime de moi (?) et la sérénité.
La quarantaine passée, j’ai eu envie de créer mon entreprise : là où il aurait fallu 1 an pour le faire, je me suis donnée 6 mois et j’y suis arrivée.
Ce n’est pas facile tous les jours, je ne compte pas mes heures, je me rémunère très peu pour l’instant mais au moins, je fais un travail que j’aime et dans lequel je m’épanouis … et il était temps, je crois 😉

Je te souhaite de trouver une nouvelle voie et de trouver un travail qui te rendra heureuse.
Pourquoi ne pas commencer par un bilan de compétences ?
Bon courage à toi car c’est vraiment une période difficile que j’ai traversée aussi.

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Loumatmae 9 novembre 2015 - 21 h 34 min

Merci pour ton témoignage. Le bilan est fait mais il n’en ressort rien. Je ne sais pas quoi vers me tourner, et monter mon entreprise me fait trop peur, je ne m’en sens pas les épaules pour le moment. Du coup c’est difficile de partir ou de chercher car je ne sais pas vers où aller 🙁
C’est ce qui me bloque aujourd’hui

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Val 9 novembre 2015 - 21 h 42 min

Le bilan ne t’a pas fait une liste des métiers vers lesquels tu pourrais te diriger ?
J’ai mis plusieurs mois à me diriger vers mon activité actuelle et surtout de m’en sentir capable. Oui, tu as raison. Ca ne peut s’envisager que si l’on est sereine et forte, pas dans la période où tu te trouves …
Je suis là si tu as besoin de conseils 😉

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rivieramum 9 novembre 2015 - 23 h 18 min

Perso tout comme toi au bout de 8 ans d’investissement et j’ai fini par reprendre des études (métier en tension), bon courage tu vas trouver et je comprends ton sentiment le changement fait peur et demande efforts et organisation.

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celine 11 novembre 2015 - 0 h 44 min

Je comprend parfaitement ta situation car j’ai moi même passé 12 ans dans cette entreprise. J’avais aussi des envies d’évoluer au début, une ambiance qui était sympa, un salaire pas dégueu, et la possibilité d’élever les petits en étant présente la semaine à la maison. Aujourd’hui tout ça a bien changé une situation familiale qui évolue, les enfants grandissent et vont à l’école, nous aussi on change 10 ans plus tard ( et oui faut quand même être lucide 😉 ) et surtout une situation qui se dégrade au travail. Les derniers mois j’étais exécrable à la maison du jeudi matin au lundi soir 🙁 autant dire que personne ne pouvait se détendre le week-end. J’allais au boulot avec une boule à l’estomac, passait aussi des journées entières à regarder l’heure en pensant à tout ce que je loupais à la maison. Bref c’était l’horreur !! Heureusement qu’il y avait quelques collègues avec qui ont se marrait sinon j’aurai aussi fait une dépression.
Et un jour on m’a parlé du GPEC, j’ai pris rendez-vous et aujourd’hui cela fait un mois que je suis en congé pour reconversion et en un mot je REVIS. Je ne suis plus stessée, plus détendue et patiente avec mes loulous, beaucoup beaucoup moins fatigué, et quand arrive le jeudi soir je me couche en me disant  » cool demain c’est le week-end on va profité en famille ».

Pour mon projet je me pose aussi beaucoup de questions, est ce que ça va bien se passer? est-ce que mon salaire suffira pour ne pas trop galérer? Mais je me rassure en me disant que oui on va gagner un peu moins mais gagner tellement plus en qualité de vie, que oui ça va bien se passer puisque je vais faire quelque chose que j’aime, ( avec en plus une pause d’un an pour profiter de ma famille et rattraper mes absences ) et puis si ça ne va pas et bien je ferai autre chose.

Le plus dur c’est de se lancer car on nous rabâche tellement les oreilles avec le chômage, et le stress avec les crédits à payer, qu’on hésite longtemps. Mais on a qu’une vie, nos enfants grandissent vite et malheureusement un jour ils n’auront plus besoin de nous au quotidien, et pour être bien avec eux il faut être bien dans notre tête.

J’espère que ceci t’aidera un peu !! Car moi je ne regrette pas du tout.

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annabelle 11 novembre 2015 - 7 h 31 min

Ne te laisse pas démolir par ces petits chefaillons qui brulent de pouvoir, et par cette grosse organisation pour qui tu n’es qu’un numéro. Les temps sont durs et ils ne veulent garder que les « bons petits moutons » ce que nous avons été, avouons le, mais nous voulions tellement y croire!!!!. Bosser sans tes tripes ce n’est pas pour toi. C’est vrai aussi que l’on sait ce que l’on perd mais pas ce que l’on retrouve, mais tu ne pourras pas trouver ta voix temps que tu seras encore rattaché à cette boite. Je sais bien que ce n’ai pas un rêve pointer à pole emploi, mais ce n’est qu’une transition. Tu sais que je te parle en connaissance de cause, je n’ai jamais regretter. Ta famille a besoin de ta joie de vivre bien plus que de tout le reste. Je sais que j’insiste lourdement mais je t’ai vu en mode « motivé a fond » et aussi en mode « déclinaison ». Aujourd’hui je ne suis plus là pour voir mais ce n’est pas pour autant que ton sort ne m’intéresse plus bien au contraire. Ce boulot et comme une maladie mais nombreux sont ceux au s’en sont sortis. COURAGE…….

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Fred UneSourisBleue 11 novembre 2015 - 16 h 11 min

Comme je te comprends … je travaille dans une banque et je n’ai plus l’envie de travailler pour un tel organisme, je ne suis plus fière de le dire … je suis en congé parental pour le moment et ça me laisse le temps de réfléchir. Mais tout le monde me regarde avec des yeux ronds : quitter la stabilité, le 13ème mois, l’intéressement, le CE, la mutuelle … Comment imaginer quitter tout ça pour … on ne sait quoi ? Et puis dans quelle branche me diriger ? C’est bien compliqué …

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